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First Man

1 décembre 2018

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First Man

Aujourd’hui, nous allons parler d’exploration spatiale, d’astronautes, un en particulier : Neil Armstrong.

Qui est Neil Armstrong ?

Neil Alden Armstrong, est un astronaute, pilote d’essai, aviateur et professeur. Il est le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune le 21 juillet 1969.

Jeunesse et études

Neil Armstrong est né le 5 août 1930 à Wapakoneta dans l’Ohio aux États-Unis. Il est le fils de Stephen Armstrong et Viola Louise Engel. Son père est auditeur pour l’État de l’Ohio et sa mère femme au foyer. Neil est l’aîné d’une fratrie de trois enfants qui comprend sa sœur June et son frère Dean. Dès son plus jeune âge, Neil s’intéresse à l’aviation et il obtient son brevet de pilote le jour de ses 16 ans, avant même de passer son permis de conduire. C’est également à cet âge qu’il fait ses premières observations astronomiques grâce au télescope de son voisin astronome amateur. A 17 ans, il commence à étudier l’aéronautique à l’université Purdue.

Service dans la marine

Le 26 janvier 1949, Neil Armstrong est appelé pour effectuer son service militaire dans la marine. Il suit une formation de pilote durant 1 an et demi et obtient son diplôme de pilote d’avion alors qu’il a tout juste 20 ans. Il poursuit ensuite ses études à l’université.

Pilote d’essai

Après avoir obtenu son diplôme, Armstrong décide de devenir pilote d’essai. Il postule auprès du NACA, (National Advisory Committee for Aeronautics) organisme de recherche aéronautique ancêtre de la NASA. Sa candidature est retenue et il y entre en mars 1955. Armstrong effectue son premier vol sur le North American X-15 le 30 novembre 1960, monte à une altitude de 14,9 km et atteint une vitesse maximale de 1 810 km/h.

Il achève ses études en 1955 en obtenant une licence en sciences dans le domaine de l’aérospatiale.

Sélection comme astronaute

Le 13 septembre 1962, on appela Armstrong pour lui demander s’il voulait faire partie du Groupe d’astronautes baptisé par la presse américaine : « The New Nine » (les neuf nouveaux). Il accepta sans hésitation.

Programme Gemini 8

Gemini 8 est une mission spatiale habitée. Au cours de ce vol, et pour la première fois, les Américains réalisèrent une jonction en orbite entre deux engins : le vaisseau Gemini avec l’étage de la fusée Agena. Aussi, une sortie extra-véhiculaire* est prévue. La mission doit durer 75 heures mais n’a pas été achevée, vous verrez pourquoi par la suite. Les astronautes de la mission Gemini 8 sont désignés : Armstrong est le commandant et David Scott le pilote. La mission est lancée le 16 mars 1966.
Armstrong effectue sa première mission spatiale. Le lancement débuta sans problème : A bord du vaisseau Gemini, Armstrong réussissait les manœuvres d’approche et d’amarrage avec la fusée-cible Agena. Mais, peu de temps après, les deux hommes remarquèrent un comportement étrange de l’ensemble Gemini-Agena : une rotation.

Après avoir stoppé cette rotation, les astronautes ont pu constater qu’elle reprenait de plus belle. Armstrong décida alors de se séparer de l’Agena. Mais la rotation devint de plus en plus rapide et violente; Scott remarqua une baisse anormale du niveau de carburant. Armstrong en déduisit rapidement qu’un propulseur d’attitude du Gemini devait être bloqué à la pleine puissance. La rotation était telle que les deux pilotes approchèrent la limite de la perte de connaissance. Armstrong réussi tout de même à stopper la rotation, ce qui précipita le retour sur Terre. Ils n’ont donc pas pu réaliser la sortie extra-véhiculaire.

Le sang-froid avec lequel Armstrong s’est sorti de la situation a conduit les responsables de la NASA à le désigner pour devenir le premier homme à marcher sur la Lune.

Apollo 11

Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin. Le 23 décembre 1968, on annonce à Armstrong qu’il a été choisi comme commandant de la mission Apollo 11, la première qui pourrait atterrir sur la Lune. Les deux autres membres de l’équipage sélectionnés sont : Buzz Aldrin et Michael Collins. Le programme Apollo est lancé par le président John F. Kennedy lors de son discours du 25 mai 1961 avec comme objectif de faire atterrir un homme sur la Lune ; il s’agit de démontrer la supériorité des États-Unis sur l’Union soviétique dans le domaine spatial, devenu un enjeu politique dans le contexte de la guerre froide qui oppose les deux superpuissances de l’époque.

Transit vers la Lune et alunissage

Le 16 juillet 1969, le lanceur Saturn V, pesant plus de 3 000 tonnes, décolle emportant les trois astronautes. Après un transit entre la Terre et la Lune d’une durée de quatre jours sans anomalie, Armstrong et Aldrin quittent le module de commande qui sera commandé par Michael Collins le long de la mission et embarquent à bord du module lunaire Apollo, baptisé Eagle pour entamer leur descente vers le sol lunaire. Le module lunaire se pose dans la mer de la Tranquillité* le dimanche 20 juillet 1969.

Premier pas sur la Lune

Juste avant sa descente du module lunaire, Armstrong prononce une phrase restée célèbre :

“That’s one small step for man, one giant leap for mankind.” “C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité.”

Après le déploiement des instruments scientifiques et la récolte de 21 kg d’échantillons de sol lunaire, les astronautes rejoignent le module lunaire.

Retour sur Terre

Le LEM effectue avec succès la manœuvre de rendez-vous en orbite lunaire avec le module de commande et de service resté en orbite lunaire avec Collins à bord. Le drapeau américain, planté trop près du module lunaire, est couché par le souffle du décollage. Les astronautes sont restés 21 heures sur la Lune.
Le vaisseau Apollo reprend le chemin de la Terre et amerrit sans incident dans l’océan Pacifique. Les trois astronautes sont mis en quarantaine pendant 21 jours, une pratique qui perdura pendant les trois missions Apollo suivantes, avant que la Lune ne soit déclarée stérile et sans danger de contamination. L’équipage est fêté à travers les États-Unis et dans le monde entier dans le cadre d’une tournée de 45 jours.

Suite de sa carrière

Armstrong annonce peu après le vol d’Apollo 11 qu’il n’a pas l’intention de retourner dans l’espace. Il démissionne de la NASA en août 1971. Il accepte un poste de professeur au département de génie aérospatial à l’université.

Famille

Neil rencontra sa future femme, Janet Shearon, née en 1934, à l’université avec qui il eu 3 enfants : Eric, né en 1957, Karen et Mark, nés le 13 avril 1959. Sa fille Karen mourut d’une pneumonie liée à sa santé fragile le 28 janvier 1962 à l’âge de 3 ans. Janet et Neil Armstrong ont divorcé en 1994. Elle dira plus tard que « la Lune lui est montée à la tête ».

Mort et hommages

Le 25 août 2012, Neil Armstrong meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 82 ans.
Il reçoit un hommage du président Obama : « Neil figure parmi les plus grands héros américains — non seulement de son époque, mais de tous les temps». Ses cendres sont dispersées dans l’océan Atlantique.

« A quoi ça sert d’investir dans les programmes spatiaux ? »

Certaines personnes doutent sur l’utilité de la conquête spatiale. Ce serait selon certains une perte de temps et d’argent, car il y a des choses plus urgentes comme le réchauffement climatique, la crise économique ou encore la faim dans le monde.
L’exploration spatiale bénéficie à toute l’humanité, à tous les niveaux, aussi bien économique qu’environnemental, pour l’industrie ou pour les entreprises, pour la médecine ou pour l’agriculture.

Ce que l’espace apporte à notre vie quotidienne

Grâce aux satellites, nous avons accès à des données qui permettent chaque année de sauver des milliers de vies humaines. Les satellites météo permettent de prédire les catastrophes naturelles, comme les inondations, les orages, les tornades, les typhons. Ils permettent également de repérer des incendies ou d’analyser leur étendu.

Grâce à l’exploration spatiale nous disposons de :

Panneaux solaires : À l’origine, les panneaux solaires que nous connaissons sont apparus pour fournir une source d’électricité durable aux satellites envoyés dans l’espace.

télécommunications : Pas de téléphone ; de connexion Internet et pas de chaînes de télévision.

L’IRM. L’imagerie par résonance magnétique doit ses origines au programme Apollo. Initialement, les chercheurs de la NASA souhaitaient développer un moyen pour mieux photographier la surface lunaire afin de préparer les futurs alunissages. Le procédé sera sans cesse perfectionné et atteindra suffisamment d’efficacité pour devenir dans les années 70 un puissant outil pour observer l’intérieur du corps humain, notamment pour détecter la présence de cancers.

La liste est encore longue..

Avec de telles technologies, pas de doute possible : la conquête spatiale s’est invitée de différentes manières dans nos vies.

Côté budget

Le budget annuel de la N.A.S.A est d’environ 19 milliards de dollars. Énorme n’est-ce pas ? Maintenant prenons le budget de l’armée US : 661 milliards de dollars en 2009. Sachez que le budget estimé de la publicité mondiale se chiffre à 600 milliards de dollars ! Les 19 milliards de la NASA paraissent tout petits à côté non ?

Les théories du complot

Voici quelques-uns de leurs arguments

* Le drapeau flotte au vent alors qu’il n’y a pas d’air.

(Quand les astronautes posent le drapeau des États-Unis sur la Lune, celui-ci « flotte » au vent, alors qu’il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune.)

Contre-argument : le drapeau ne flotte pas, il donne l’air de flotter en raison de son aspect plissé. L’absence d’atmosphère traduit l’absence d’air ce qui rend cette théorie impossible. Les tenants de la théorie du complot se contredisent sur le fait qu’ils disent que les images ont été tournées sur un plateau de tournage, non en plein air.

* L’atterrissage du module aurait dû produire un cratère.

(Le réacteur du module en se posant aurait dû brûler et chasser la poussière de dessous le LEM, ce qui aurait créé un cratère qui n’est présent sur aucune image.)

Contre-argument : Le réacteur n’est pas suffisamment puissant pour brûler le sol et créer un cratère.

* Les sauts des astronautes paraissent irréalisables.

(Les sauts des astronautes sur la Lune paraissent absolument impossibles à faire sur Terre.)

Contre-argument : D’une manière générale, ces bonds ne sont effectivement pas possibles sur Terre, mais ils le deviennent sur la Lune à cause de la gravité 6 fois plus faible. Un astronaute de 60kg en fait 10 sur la lune. Leur combinaison est donc 6 fois moins lourde. Tout est une question de gravité.

* Le moteur du LEM* est étrangement silencieux.

(Au moment du premier atterrissage, le bruit du moteur n’est pas perceptible et il ne couvre pas les voix des astronautes.)

Contre-argument : Le « bruit » ne peut se disperser en l’absence d’air. Dans la cabine, les microphones « voix » des astronautes sont conçus pour éliminer les bruits parasites et sont positionnés dans la combinaison et devant la bouche en présence d’air. Le seul bruit que l’on peut distinguer est celui des astronautes. Pas d’air, pas de bruit.

* Pas de flamme sortant des propulseurs.

(Lorsque le module décolle de la Lune, il n’y a pas de traînée de fumée derrière le module.)

Contre-argument : Même si les dessins « scientifiques » montrés dans le documentaire (qui ne sont en fait que des dessins artistiques) représentent un LEM décollant dans une gerbe de flammes, le véritable LEM décolle en une brève et puissante poussée, suffisante pour échapper à l’attraction lunaire. La flamme en question est légèrement visible sur certaines vidéos et il n’y a pas de fumée de combustion sans atmosphère. Pas d’air, pas de fumée !

Lexique

*La Mer de la tranquillité (photo à droite) en latin Mare Tranquillitatis, est une “mer” lunaire située sur la face de la Lune tournée vers la Terre. Il s’agit en fait d’un bassin causé par une météorite qui a impacté la lune peu après la naissance du système solaire, il y a 4,5 milliards d’années. Lorsque la météorite est suffisamment grosse pour percer la croûte et provoquer des épanchements magmatiques, on parle de bassin et non plus de cratère.

* Une sortie extra-véhiculaire, est une activité réalisée à l’extérieur d’un véhicule spatial par un astronaute. Ce terme est utilisé pour des activités extra-véhiculaires à des fins d’assemblage, de maintenance ou de réparation.

*L’astronaute est Américain, le cosmonaute est Russe et le spationaute est Français.

*Le LEM ( Lunar Excursion Module) ou module lunaire est le véhicule spatial utilisé dans le cadre du programme spatial américain Apollo.

Pour les plus curieux

Le film First Man : le premier homme sur la Lune, réalisé par Damien Chazelle retrace la vie de Neil Armstrong qui est interprété par Ryan Gosling. Ce film nous permet de mieux comprendre la vie de Neil Armstrong et de ses missions à la NASA.

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