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La France face au soulèvement des « Gilets Jaunes »

9 décembre 2018

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La France face au soulèvement des « Gilets Jaunes »

Acte II (24 Novembre 2018)

Les gilets jaunes ont lancé ce samedi 24 novembre leur deuxième grande journée de mobilisation à Paris. Dans la capitale, c'est sur la place de la Concorde qu'avait été initialement prévu un grand rassemblement, auquel plus de 36.000 personnes s'étaient déclarées "participantes" sur Facebook. Mais ce rassemblement a été interdit par la Préfecture de police de Paris ce qui n’a pas pour autant empêché les gilets jaunes de manifester. Ils ont rejeté cette option, refusant d'être "parqués" loin des lieux de pouvoir parisiens, et annoncé qu'ils manifesteraient dans le quartier des Champs-Elysées durant toute la journée.

Plusieurs milliers de protestataires revêtus de leurs gilets ont donc manifesté en début de matinée aux cris de "Macron démission" ou "Avec nous la police". Après avoir d'abord contenu la foule en haut de l'avenue, les forces de l'ordre ont finalement ouvert la voie aux manifestants pour aller renforcer la sécurité en bas de l'avenue et aux abords de la place de la Concorde, où les gilets jaunes avaient l'interdiction de manifester.

Gaz lacrymogènes et canon à eau

Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes et utilisé un canon à eau pour éloigner les gilets jaunes du rond-point des Champs-Élysées.

Bilan du 24 novembre

Le bilan du deuxième samedi de mobilisation, le 24 novembre, est bien moindre, selon les autorités. A Paris la préfecture compte 31 blessés dont 7 membres des forces de l’ordre. Au niveau national, le ministère de l’Intérieur donne «seulement» 84 blessés, dont 30 membres des forces de l’ordre. Auxquelles s’ajoutent 339 interpellations et 307 garde à vue.

Acte III (1er Décembre 2018)

Sur leur compte officiel, les gilets jaunes, ont une fois de plus appelé à la manifestation ; ils disent vouloir un « Acte III » à « 14 h sur les Champs-Élysées ». Ils ont pour revendications d'exiger d'Emmanuel Macron plus de pouvoir d'achat et l'annulation des taxes sur les carburants, sinon « En Marche vers la démission de Macron ».

De nouveaux initiateurs :

Benjamin Cauchy, porte-parole autoproclamé des gilets jaunes de Toulouse est formel, l'appel lancé appelant à un « Acte III » est faux. Il dit : "Je suis en relation avec d’autres initiateurs du mouvement. Nous démentons formellement cet appel. Nous verrons ce que nous ferons en fonction de ce que dira Emmanuel Macron mardi. A l’heure actuelle, il n’existe pas d’acte III des gilets jaunes." Eric Drouet, porte parole autoproclamé des gilets jaunes de Seine-et-Marne à lui déclaré sur BFMTV: « Je vous confirme qu'un nouveau rendez-vous a été créé, pas par nous, mais il existe bien ».

Les affrontements :

La violence a pris le dessus sur les Champs-Élysées et on a pu apercevoir des feux de poubelles, des jets de barrières de chantiers, de barricades et de nombreux autres projectiles. Ils ont aussi cassé, retourné, brûler des voitures, jeter des bombes de peinture jaune sur les CRS . Ils ont détruit de nombreuses vitrines de magasins, ils ont aussi cassé des distributeurs de billets, et vers la fin de la soirée ils s'en sont pris aux rues les plus riches. Ils ont enfin tagué L'Arc de triomphe, saccagé son musée et profané la tombe du soldat inconnu. Ils se sont opposés aux forces de l’ordre qui ont dû répliquer par des tirs de gaz lacrymogène et des lances à eau. Certains manifestants ont ralenti les pompiers en interventions essayant d’éteindre les feux causés par certains gilets jaunes. Sur les Champs-Élysées les heurts ont fait 24 blessés, dont 5 du côté des forces de l’ordre, 103 personnes ont été interpellées, dont 101 ont été placées en garde à vue, selon la préfecture de police.

crédit photo : Alain JOCARD

Article écrit par l'ensemble de la rédaction de Björkö.
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