Blog Cinéma

Venom

24 novembre 2018

author:

Venom

Synopsis :

À la suite du crash de la fusée de la Life Corporation, ayant pour ambition la découverte scientifique, une espèce extra-terrestre pouvant prendre le contrôle d’un être humain s’est échappée. Eddie Brock, reconnu pour ses talents de journaliste, va cette fois interviewer l’organisation responsable de cet accident technique afin de rassurer les habitants de San Francisco sur la fiabilité de celle-ci. Mais Eddie, n’étant pas d’accord avec cette malhonnêteté, va partir en quête de réponse et de vérité. Il se retrouvera pris au piège par l’un des trois parasites, nommé Venom…

Super-vilain ou super-héros ?

Venom est réputé pour être l’un des pire ennemis de Spiderman dans les comics de l’univers Marvel ; cependant le film faisant ressentir l’absence du tisseur de toile, l’un des enjeux principaux de ce long métrage était de faire en sorte que le protagoniste le plus présent à l’écran soit l’antagoniste du héros, c’est-à-dire qu’il devra se concentrer sur celui-ci et non sur ses réelles origines écrites en 1984 par David Michelinie. Le pari est-il relevé ?

Et bien non, Venom n’est malheureusement pas un film aussi sanglant et diabolique qu’il n’aurait dû l’être. Malgré tout, ce long métrage raconte bien l’histoire de Venom. Cependant il passe pour un héros ! Le début du film nous montre un personnage sans pitié à la recherche de chair fraîche, mais le reste du temps le film donne un aspect plus héroïque au personnage, ce qui ne devrait pas avoir lieu.

En soit, cela pourrait être bien d’avoir une nouvelle approche que celle que nous avons l’habitude de voir, mais là le film ne sait pas comment lui donner une motivation pour qu’il agisse ainsi et donc celle-ci se résume à faire passer l’un des personnages les plus charismatiques et terrifiants de l’univers Marvel pour un loser qui veut faire ses preuves auprès des siens.

Un rythme pour le moins étrange

Le film est composé de deux arcs narratifs. Le premier suit le parcours du symbiote jusqu’à son arrivée à San Francisco. Le deuxième, quant à lui, se focalise sur Eddie Brock et sa rencontre avec le parasite. En somme, un plan assez basique et ordonné. Cependant lorsque l’on s’intéresse davantage à la répartition des rôles et du rythme des événements, nous pouvons constater que le flux d’informations est beaucoup plus développé dans le premier arc, ce qui ne laisse pas suffisamment de temps aux spectateurs pour les analyser et les assimiler. L’histoire d’Eddie Brock, malgré certains points positifs, a tendance à manquer d’action et donc à provoquer un ralentissement dans l’action du film. L’arrivée de Venom devait être la scène la plus importante du film, cependant elle est à peine mémorable. L’antagoniste quant à lui, est sans doute le méchant le plus stéréotypé de ces dernières années.

Les effets spéciaux, un carnage

Comme dans tout bon film de ce genre, le visuel est primordial. Mis à part quelques bonnes scènes d’action, les effets spéciaux sont illisibles, donnant un aspect boueux au symbiote. Quant à la scène finale, en plus de son arrivée inexplicable, se résume en une espèce de mélange de textures numériques hideuses.

Les acteurs, aussi bon que prévu ?

Tom Hardy, connu pour son rôle de Mad Max dans le dernier volet de la saga éponyme est très bon dans le rôle. Son implication dans le projet est perceptible à écran. Son amusement à jouer une double personnalité le rend digne de Jim Carrey. Le reste du casting peut décemment être oublié. Riz Ahmed n’est pas du tout convaincant dans son rôle de méchant. L’alchimie entre Eddie Brock et sa copine n’est pas à la hauteur du film. On n’y croit pas une seule seconde.. C’est dommage.

Quelques points positifs

Parce que tout n’est pas noir dans ce film, il y a heureusement quelques points à souligner plutôt convaincants. La relation entre Venom et son hôte est bien ficelée, bien écrite. ; L’humour est efficace sans être trop pesant ce qui permet un vent de fraîcheur. Les scènes d’action sont innovantes et bien pensées. Malheureusement cela ne suffit pas à corriger toutes les incohérences du film malgré une scène post-générique frissonnante n’annonçant que du bon dans les prochaines années.

Clap ! Eliott, 16 ans, venant d’une galaxie lointaine, très lointaine . Mes seules faiblesses ? La Kryptonite d’Asgard et le plagiat. Coupé !
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *