Grève des E3C au lycée Jacques Monod

Le jeudi 23 janvier 2020, un rassemblement a été organisé devant le Lycée Jacques Monod pour exprimer le mécontentement lié à la réforme et surtout à propos des Épreuves Communes de Contrôle Continu (E3C).

Nous avons interrogé plusieurs personnes participant à la grève, dont des professeurs d’histoire, de langues, mais aussi extérieurs aux E3C ainsi que des membres de l’administration et des élèves. Nous savons que la majorité des personnalités du lycée soutiennent complètement les élèves. Certes, le projet de départ est compréhensible du point de vue des élèves en injectant du contrôle continu dans l’examen terminal pour alléger les deux semaines du baccalauréat. On peut y voir un côté rassurant.

Les mêmes arguments reviennent souvent : des plaintes sur les choix des sujets ainsi que sur les conditions générales de passage des examens qui ont été mal préparées. Ces épreuves font effet d’une rupture d’égalité car tous les élèves n’auront pas le même diplôme au niveau national. Il y a aussi une rupture d’égalité entre les élèves de série générale et technologique quant aux langues. En effet les technologiques, qui ont moins d’heures hebdomadaires, ont pourtant les mêmes épreuves, les mêmes sujets, les mêmes barèmes ainsi que les mêmes grilles d’évaluation. Par ailleurs, les professeurs disent ne pas pouvoir ni vouloir évaluer sans cesse leurs élèves.

Cela met tous les élèves de France dans situation d’injustice ; certains ont ou auront des sujets plus faciles que d’autres ; des temps de rédaction supplémentaires ; une surveillance approximative ; des épreuves qui ne se déroulent pas simultanément au niveau national ; des professeurs peu consciencieux qui donnent des pistes sur les sujets à venir.

De plus, le baccalauréat est un diplôme national qui se retrouve aujourd’hui organisé dans des conditions locales. Aussi, le fait que les épreuves soient organisées en janvier ne garantit pas la maturité nécessaire pour des élèves de première. Effectivement, d’un point de vue méthodologique, les élèves ont été préparés tardivement, en opposition aux élèves actuels de seconde qui eux sont déjà préparés à leurs épreuves de l’année prochaine.

Les professeurs demandent donc un report des épreuves pour un passage plus juste et égalitaire, en suggérant des épreuves communes en fin d’année.

Nous avons, lors de la manifestation, relevé quelques citations de certains élèves qui, selon nous, illustrent l’avis dominant : « Tout ceci est contre vous », « on a l’impression de courir après les informations », « une merde sans nom », « les élèves sont sacrifiés », « c’était le bordel ».

Au lycée Jacques Monod, des crises de panique et d’angoisse ont eu lieu. En parti dues à la pression générée par ces épreuves. De plus, les sujets n’ont pas tous été distribués en même temps. Certains élèves ont du attendre avec le sujet sous les yeux pendant que d’autres l’ont eu plus tardivement. On observe une marge de 45 minutes entre certains départs d’épreuves au sein de notre lycée.

Liliah H.

Yohann J.

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