A Summoning… »?

[Photos via YouTube et l’article de Altpress]

My Chemical Romance est un groupe vénéré par beaucoup depuis plus d’une décennie. Des cœurs brisés laissés par leur rupture annoncée le 22 mars 2013 ont tenté de maintes et maintes fois depuis ce jour d’invoquer le groupe à nouveau, en vain. Et cette convocation a finalement reçu une réponse, sous la forme de deux courts-métrages aux titres suspensifs; « An offering… »«Une offrande…» et, bien sûr, « A summoning… »«Une invocation…»
Ce dernier était une réponse à de nombreuses prières. Créé et produit par le leader du groupe Gerard Way et Brian Schechter, et dirigé par Kris Mercado, il regorge de références à la vie déjà remplie du groupe; un court métrage épique reliant chaque époque avec de la musique composée par le guitariste Ray Toro et Jamie Muhoberac.

Le nouveau clip long de treize minutes (six fois celui du précédent) a révélé d’autant plus une tournée Nord américaine, la première depuis leur breakup il y a neuf ans – et un sigil que portait le chanteur le jour du spectacle de retour. Les villes et le sigil avaient été annoncés déjà sur leurs réseaux sociaux sous forme de gif présentant chaque ville en sigil, ce qui a été découvert par plusieurs fans assez rapidement. Un nouveau personage a aussi été découvert, qui était apparu dans la première vidéo sous forme d’une figure skeletale en capuche qui arpentait les bois. Il se révèle ici comme un jeune garçon qui vit le periple des albums de MCR (My Chemical romance, je raccourcirai ainsi dans l’article car le nom fait déjà une belle bouchée).

NB – Un sigil est un signe ou symbol inscrit utilisé dans la sorcellerie surtout traditionnelle. Un sigil est construit de plusieurs manières; ici, on a prit les initiales MYCHRO et on en a fait ce symbole ;

Ils ont entouré le sigil de la phrase « Phantoms forever » en Theban, titre de leur premier EP.
En effet le groupe semble partir dans une ère d’imagerie inspirée par la sorcellerie, plus précisément le Wicca. Peut – on espérer un album conceptuel suivant cette idée? Il faut pas oublier que MCR est connu pour ses albums qui racontent des histoires. Les concepts créés vont jusqu’à la création de leurs costumes de scène et parfois, dans le cas par exemple de l’album Danger Days qui s’étend même aux comics. L’attention portéau détail à toujours été omniprésent, raison de moyen pour laquelle cette vidéo ne surprends pas par son nombre de références.
Mais il ne sert à rien de s’emporter dans de telles théories pour l’instant: il nous reste largement de quoi s’occuper dans le court métrage de « Summoning ». Alors allons y : lançons nous dans ce périple sans fin des époques différentes de MCR, aux côtés du garçon en capuche.
Pour faciliter cette analyse, nous allons voir les éléments non pas dans un ordre chronologique, mais par ère à laquelle ils appartiennent. Je vous conseille de voir la vidéo en entière avant de lire cet article, ne serait-ce que pour votre plaisir:

Toutes ères confondues
A [1:13], encore qu’au commencement, le jeune homme défile plusieurs vinyles, commençant par May Death never stop you, puis la version de The Black Parade / Living with ghosts, pour finir avec le début de tout: leur premier album, I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love. Il mets à jouer le premier morceau, « Romance »

2002 : I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love

Cet album est le premier auquel on dédie une salle salle entière à [03:00] tout rond : et tout y est. La lumière noire, les personnages; rien que la vue des Vampires qui se gorgent du sang de leurs victimes nous rends nostalgique de 2002.
Romance
Comme mentionné dans la partie « Toutes ères confondues », cette musique est la première mise a jouer par le protagoniste.
Vampires Will Never Hurt You
Concrètement, toute la salle des Vampires représenterait cette chanson: ils laissent le protagoniste partir sans une égratignure. Mais un personnage en particulier à été filmé de près [03:34] lors de cette scène, et cela m’a interpelé.

Cette femme est en réalité l’actrice Jackie Black surtout connu pour son rôle dans Orange is The New Black, une série netflix. Altpress à relevé un fait qui rends ce cameo d’autant plus excitant: dans la série elle mentionne le groupe après avoir mis du eyeliner sur un gamin, lui disant qu’il pourrait aller direct à un concert de MCR et qu’il serait le boss.
Cette musique est aussi dans « A Summoning… »; dans la salle de Bullets, elle tourne en ralentie dans le fond.

➢ Our Lady of Sorrows

« Notre dame de souffrances », autrement dit la Vierge Marie, fait son apparition à [01:22] derriere les premières bougies dont le jeune homme se sert pour son « rituel ». Il parait tenter une de ces expériences comme de nombreux fans, le contact à travers le surnaturel pour réunir le groupe.

Les photos sur ce meuble montrent l’ancienne manager Lauren Valencia, l’exécutif Craig Aaronson qui a fait signer le groupe, les chiens de Frank Iero (guitariste), la grand-mère des frères Way (l’inspiration de la musique « Helena »), ainsi que d’autres plus difficilement repérables. Ces personnes sont toutes décédés, c’est donc un véritable mémorial.

Early Sunsets Over Monroeville

A [00:25], le tableau montre deux polaroids d’un coucher de soleil et du ciel.

➢ Demolition Lovers
Les amants apparaissent pour une première fois de dos à [04:36], puis enfin face à face, le regard plongé l’un dans l’autre et le visage taché de sang à [06:05]: comme sur la pochette d’album de Three Cheers for Sweet Revenge

2004 : Three Cheers for Sweet Revenge.

Pansy! Vieil ami! A precisement [00:22] la si familière Gibson Les Paul guitare pointe son petit nez blanc. Couvert de son nom PANSY en paillettes, cette guitare était la principale entre les mains de Frank Iero pendant l’ère de Revenge, et à fait partie des retrouvailles préférés des fans. D’autant plus qu’il à posté lui même une photo avec, peu avant la sortie de « Une invocation… »
L’album a aussi été aperçu furtivement [01:35] lorsque le dessin nommé « Just the way it goes », paru dans la pochette de L’album et sur les vinyl, passe par le coin de l’image.

 

➢ Helena

Ce track aux visuels époustouflants apparaît en premier à [04:40], lorsque le protagoniste cueille des pamphlets de prière du sol, identiques à ceux donnes dès le début de l’enterrement de Helena.

On a ensuite la chance de voir la fameuse ballerine elle-même, à [05:12], qui bondit de son cercueil et reprends son ballet macabre. Le rôle si emblématique à été confié cette fois-ci à Adèle Pomerenke, qui enfile les pointes noires laissées par Tracy Phillips. Contrairement à ce que pensent la plupart des personnes, cette musique n’a pas été écrite sur une jeune femmes nous a quitté trop tôt, mais sur la grand mère des frères Way lors de son décès.

➢ You Know What They Do to Guys Like Us in Prison (avec Bert McCracken de The Used)

Il est bien connu que le groupe vient de New Jersey, une ville qu’ils adorent et qui se trouve même écrit en haut du Ouija en theban – l’écriture de la sorcellerie (voir plus bas)

Mais certains on fait le rapprochement de l’écriture sur la tasse apparu de [00:34]-[00:44], « NJ Dept. Of corrections » au track fait avec Bert McCkracken de The Used. Cependant, on peut aussi interpréter cette tasse de comme la culimnation de plusieurs amours des membres du groupe – référencant leur ville natale et leur capacité de vivre uniquement de « café, céréales et jeux vidéos  »

➢ I’m Not Okay (I Promise)

Ce single sorti en 2004 à été emblématique de la génération de l’époque: la crise d’adolescence avec des uniformes trop inconfortables et une touche légère de vampirisme. Cependant dans ce clip, chaque membre du groupe est présenté un peu comme un looser, d’où la fameuse entrée de musique ou le guitariste Ray Toro cite les défauts du chanteur en lui disant : »vois les choses en face : tu n’y arriveras jamais. » Et la réponse presque nihiliste « j’ai pas envie d’y arriver. Je veux juste -« . Im Not Okay est référencée à precisement [00:10] par les lunettes et la ventoline du bassiste Mikey Way, comme des éléments vraiment marquants du dernier dans l’école si pristine et haute bourgeoise où le clip se déroule.
On voit aussi à [08:35] le jeux de croquet du clip au milieu du décor de Danger Days ; un sacré clash entre les deux univers. Apparemment, on entendrait presque Gerard dire « I am the master of the wicket  » en fond.

➢ The Ghost of You

Ce clip nous à tous arraché le coeur: voir notre chère Mickey Way mourir sous les yeux horrifiés de son frère lors du débarquement de la seconde guerre mondiale est une scène difficilement oubliée. Il est honoré à [3:06] avec son casque et quatre verres ; le nombre de morts de la vidéo. On voit aussi un extrait de ce clip à [03:21] sur la télé dans le bar vampirique.

 

➢ The Jetset Life Is Gonna Kill You

Ici, on ne cherche pas l’hôtel California, mais Hotel Bella Muerte – l’hôtel de la belle mort. Cet endroit est mentionné dans les paroles de The Jetset Life Is Gonna Kill You vers le début, et est assez appuyé notamment avec le roulement du r que fait Gerard Way.


Des clés sont montrés [2:54] avec le nom de l’hôtel et la chambre numéro 519 – certains pensent que cela est une référence au dernier spectacle fait avant le hiatus, le 19 Mai 2012. L’adresse sur les clés reste cependant mystérieuse: Altpress dit les avoir appelé, mais la ligne semble avoir été déconnectée.

➢ Thank You for the Venom


A [00:25], on voit un tableau rempli d’éléments à analyser. Un à remarquer serait une photo de fans tenant une pancarte nommée « THANK YOU », et un serpent : « Merci pour le venin », peut être?…
Une parole de cette chanson est aussi rendue en image à [6:05] : « fire at will », écrit sur la boite d’allumettes qui, aussi, allume à volonté.

2006 : The Black Parade
Cet album a été de loin le plus influetiel de toute la discographie- l’esthétique, le son, le concept créé autour du patient et son voyage post mortem. Il est donc naturel qu’il soit référencé souvent dans ce récapitulatif de la vie du groupe.
On a un premier aperçu quoique léger avec une veste sombre dans le placard du jeune homme a [00:48]; noire, mais que certains pensent seraient plutôt le costume du bassiste Mickey pendant Revenge.

A [2:44], un masque squelette comme ceux créés pour chaque membre du groupe dans l’édition collecteur file a l’ecran:

Néanmoins, on accorde plus d’importance à cet album à partir de [06:10]. Le protagoniste quitte le monde vampirique par un cercueil, « à sa taille » comme énoncé dans Mama : « and right now they’re building a coffin your size ». Cela reflète aussi de manière symbolique le début de l’aventure du patient. Il entame son épopée dans une chambre d’hôpital similaire à celui du défunt Patient, et le moniteur beep régulièrement comme au début du track « The End ».

Il découvre ensuite un lit couvert d’un drap, une image qui nous avait déjà été donné sous forme de Teaser instagram.


On entends le souffle laborieux d’un homme, et le son du moniteur se fait de plus en plus présent: mais lorsque le protagoniste arrache le drap, il n’y a personne. Certains pensent que cela peut référencer « This Is How I Dissapear » et personnellement je vois ça comme une volonté de se détacher de l’album qui les a si longtemps défini: le Patient est mort et le restera, et MCR ne cherche pas à revivre une ancienne gloire. En effet le protagoniste s’échappe de toutes ces références du passé tout au long du clip, et je vois ça comme la pression des médias et fans de reprendre leur ancienne célébrité: mais ils n’ont jamais été du genre à ressasser le passé, et je pense qu’ils veulent créer à nouveau. Léa vidéo entière est une fuite de la mort, ce que représenterait l’enfermement perpétuel dans leur passé.

➢ Welcome to the Black Parade


Certains auditeurs aux regards vifs ont aperçu le masque de la Mère Guerre, Mère Mort, à [1:12] : personnage important dans la parade qui accueille les morts de cette histoire.
On aperçoit aussi à [03:54] la banderole qu’elle portait, avec marqué dessus « Starved to death in a land of plenty » (« morts affamés dans un territoire de richesses »)

➢ Teenagers

Le masque de Welcome to the Black Parade fait aussi une apparition dans le clip de Teenagers – pendant que les cheerleaders d’enfer dansent.
2009 : Desolation Row
Cette chanson ne fait pas partie d’un album, mais à été faite pour l’adaptation cinématographique de la bande dessinée « Watchmen » en 2009. Il n’est pas ignoré malgré tout : à [06:35] le protagoniste ramasse un papier avec ce qu’on nomme le « Rorschach Test ». Sur ce teste on dépose des tâches d’encre et on laisse la personne interpréter ce qui s’y trouve.

« Desolation Row » etait en réalité un cover de la musique originale de Bob Dylan, et le test était en couverture d’album à l’époque.
En plus de cela, plusieurs ont interprétés la tâche comme une chauve-souris. Il faut savoir que le chanteur Gerard Way a souvent utilisé cet animal comme allégorie de la mort. A l’époque où You Brought Me Your Bullets I Brought You My Love tournait, il lançait à la foule l’expression « Unleash the f*cking bats! » ; il a été révélé dans un interview en 2004 que cela venait de son obsession avec mourir et la mort. Cela explique pourquoi après ceci la tâche semble prendre forme d’une explosion en champignon, ce que nous verrons à la fin, qui représente une mort symbolique et glorieuse.

2010 : Danger Days: The True Lives of the Fabulous Killjoys

Cet album semble être référencé en premier à [00:25] (voir plus bas), puis on le voit très clairement à [00:48] lors de la scène du placard.

On voit la veste que portait guitariste Ray Toro, en tant que son personnage appartenant aux Killjoys. Sur la manche on voit aussi un ace de pique, que d’après Altpress représenterait le conduit créé par le mélange entre vivre la banalité spirituelle et éprouver la vie à travers la mort.
Mais suite à ceci, vers [02:37], la mort toque trois fois à la porte: les Draculoides.

A l’époque de Danger days, ils étaient les chasseurs de BL/ind (Better living industries) et pourchassaient les rebels connu sous le nom des Killjoy, sous les ordres de Korse. Ces êtres sont en réalité des personnes ordinaires qui ont dépassé la ligne, et la punition est un lavage de cerveau et une servitude sous le masque comme « police  » dans cette utopie. Le sujet est complexe et mériterait plus d’explications, mais je vous conseille plutôt d’aller voir les plusieurs clips faits de cet album et la bande dessinée Danger days: the true lives of the fabulous Killjoys.
On voit d’ailleurs de plus près à [07:38] les badge BL/ind de Better Living industries ( la corporation au contrôle dans cette dystopie) que portent les Draculoides.

A [03:21], dans la salle des vampires, on accorde une grande importance à la caisse- Vampire money, peut-être?
A partir de [08:02], le jeune homme entre par une porte rouge directement dans le monde de Danger Days. Il est jeté de la fameuse voiture trans am des Killjoys, et lorsqu’il se lève on entends s’effacer la fin de l’intro de « Na na na » – « it’s time to do it now and do it loud/ Killjoys, make some noise »

La voiture pile et trace dans l’autre sens – nous dévoilant son derrière bien décoré. Le marquage le plus visible est écrit « Look alive sunshine « ; ceux qui connaissent le premier track de Danger Days ne pourront pas le lire sans entendre la voix de Dr. Death Defying sur sa radio post-apocalyptique. Les deux autres sont des stickers de Missile Kid et Mad Gear, des groupes qu’ecoutaient les Killjoys et le nom d’un EP dans le même concept que l’album.

The Paper Kingdom

Vous avez bien lu ce titre : le Royaume en Papier. C’etait le titre de ce qui aurait dû être le cinquième album de MCR, qui n’a jamais été abouti. Cet album paraît tout de même être référencié: à [00:25], on voit un tableau rempli d’éléments avec notamment un dessin illuminati-esque d’un oeil, qui representerait le royaume des cieux, fait sur une grille de papier blanche on ne peut plus banale. Cependant, cette oeil ressemble aussi à un qu’on retrouve sur une boîte à lettres dans « Na Na Na », et un Smiley jaune qui rappelle bien cette époque du groupe.

L’album inconnu

Le pentacle revient souvent tout au long de la vidéo, déjà à [00:25] sur le tableau,

Et à [01:41] avec le « meme du pentagram », une dédicace à tous les fans qui ont tenté pendant les longues années de hiatus

Une vue plus approchée du tableau Ouija est visible à [2:07], où on peut lire « New Jersey », la ville natale du groupe, écrit en theban (« l’écriture des sorcières ») sur le haut.

Derrière la chemise à carreaux de Frank Iero, on voit une veste verte qui ressemble à celle portée par le frontman lors du concert de réunion- il portait le sigil sur son épaule. Dans cette même scène, nous voyons la capuche premièrement aperçue dans « Une offrande… » sur la figure skeletale.

Un élément qui semble devenir récurrent est celui dont on a parlé, c’est le sigil. Il apparaît sur une télé parmi les grésillements a [02:03]. Dans l’article de Altpress sur ce sujet, ils ont relevé que les sigils recouverts de grésillement apparaissent comme des « fantômes enneigés », référence aux derniers mots prononcés du track « Vampires will never hurt you »- ainsi le sigil pourrait-il représenter le nouveau personnage, qui ne serait qu’un fantôme?

Il est cependant important de noter que tous les albums de MCR sont soigneusement codifiés et structurés: celui ci, s’il existe, ne sera pas une exception. Rassemblé autour de l’imagerie de la sorcellerie, il affiche aussi plusieurs symboles qui ont été révélés lorsqu’ils ont annoncé leur retour à Halloween:
La Clarté, une bougie, apparaît à [02:48] sur la première porte rouge comme un appel;


Le Courage, à [04:01];

Sacrifice, le troisième, n’est pas visible. Tout de même, Dévotion apparaît à [07:56].

En plus de de ceux-ci, ils ont ajoutés d’autres portes, avec des éléments pris du Tarot de Divination. Le premier, la Tour dressé [04:11]. Dans ces cas, lorsque la tour apparaît cela prédit un grand changement qui bousculera la routine, qui éclairera les illusions;

L’Ace des Baguettes [07:06] signifie le créativité, mais pas celle qu’on trouverait dans un cadre academique: c’est la création de ta propre voix, ta propre vision des choses. Cette créativité est associée à la volonté et « la créativité au sens cosmique « ; si elle apparaît lors d’une séance de divination, c’est poyr pousser la personne à suivre son instinct.


La seconde est la Lune inversée , sur la cinquième porte de la vidéo à [09:01]. Dans un tarot, cette carte signifie que jusqu’à lors vous vous battez avec des angoisses, des illusions, mais qu’à présent ces influences disparaissent; vous reprenez le pouvoir sur votre vie, une expérience libératrice d’après certains.


Je trouve ça d’autant plus intéressant que l’image qui suit est celle d’une explosion, et réduisant à néant tous les albums, toutes les influences du passé. Cela relève d’autant plus la volonté de MCR de se détacher de leur passé, de se relever comme un Phénix des ruines. Concrètement, cette explosion détruit que les Draculoides donc uniquement Danger Days, mais comme nous avons vu auparavant il semble que chaque album est laissé en arrière ou détruit d’une manière ou autre. Ce feu est la fin des anciens, et sera la renaissance du groupe.

Cette idée de résurrection se suit : après avoir traversé encore une porte, le protagoniste se retrouve au centre d’une étoile à huit pointes, symbole dans la religion judeo-chretienne (entre autres) de commencement.


Il se trouve encerclé d’abord de quatre personnes, puis une dernière silhouette avec la capuche tirée vient les joindre autour de cette étoile. Certains ont fait le rapprochement entre « une offrande… » où un quatrième personnage rejoignait un trio autour d’un pentacle (cinq pointes ), étoile de l’invocation.

A [10:21], le jeune homme se lève et passe par un couloir enfumé pour passer le pas d’une dernière porte, brandissant le nouveau sigil.


Arrivé de l’autre côté, il suit un tapis rouge illuminé de bougies, pour retrouver au bout le pentacle qu’il avait déjà dessiné dans sa chambre et la table ouija. Elle réponds à ses prières du début, et la flèche se positionne sur le « Oui « , à côté du symbole de Dévotion. On peut interpréter ici comme un remerciement aux fans comme lui qui sont restés dévoués, et MCR qui accepte enfin de les combler avec cette réunion.


Le jeune homme voit cette repose et sourit, rempli de joie com me tous les fans de cette réponse tant attendue. La caméra suit son regard qui arpentent les sièges de l’amphithéâtre pendant que les lumières clignent et illuminent le venue. C’est le Forum de Las Vegas, trois fois plus grand que le Shrine où s’est produit le spectacle de retour.
A la fin de tout ceci, le sigil fait son retour avec des cris en fond- et l’annonce de l’avenir du groupe.

Cette prochaine partie fait en réalité partie de Welcome To The Black Parade ; mais j’estime que le message qu’il envoit est plus approprié à une conclusion.

Il boucle la vidéo suivant la filée de sigils, et à surpris les fans au premier abord. En effet les symboles sur fond noir paraissaient comme un générique de fin approprié, mais MCR à voulu bousculer cette sensation de fin tranquille. Ils nous lancent sur une image un peu perturbante d’une veste de The Black Parade rejeté au milieu du désert post-apocalyptique de Danger Days.

Dans cette veste se trouve le cadavre squelettique de son ancien propriétaire. Aucune trace de chaire ni de sang, le crâne est propre – on peut choisir de voir cela comme le défunt dans le monde des morts, déjà passé par la parade : seuls les cadavres restés dans le monde réel portent les blessures charnelles.

On peut aussi croire que ce personnage représente l’ancien MCR, mort depuis si longtemps que les vautours (les médias) l’ont vidé de tout, il ne reste plus rien à décortiquer. Cela expliquerait pourquoi il reste aussi des masques Draculoides : ils ont enlevé ce masque, ce front aussi coloré de Danger Days après avoir fini l’album. En cela on voit les restes comme si le groupe s’était devêtu de leurs costumes en faisant leur chemin, et avec tous ces costumes au sol ils sont à présent nus de toute identité et prêts à en adopter une nouvelle. Avec cette interprétation on voit les albums, et donc les concepts entiers qu’ils représentent, comme de nouveaux masques que le groupe porte. Je ne veux pas dire que ça ne représente pas réellement qui ils sont : cela à toujours été une partie importante du groupe. Ils nous dévoilent tour à tour des aspects d’eux- même, et chaque masque/album/concept est juste le changement des personnes, leur évolution dans le monde.
Mais ici les masques choisis sont pas ceux des Killjoy eux-mêmes, mais des Draculoides. Dans la bande dessinée suivant Danger Days, on voit que les rebels capturés par BL/ind se font laver le cerveau sous les masques de Draculoides et deviennent donc les ennemis de leurs anciens camarades. Peut être que MCR avoue qu’ils ont quitté le spotlight, juste en suivant cette album, pour retrouver qui ils étaient après avoir eu le cerveau lavé par l’industrie. Il est bien connu que la pression et la compétition dans ce milieu à fait craquer plus d’un, et j’ai toujours vu leur décision de se quitter comme une certaine intégrité morale : s’arrêter tant qu’ils sont encore eux-mêmes, avant d’être piégé et devenir ce que l’industrie fait d’eux. C’est à cause de ce lavement, beaucoup de groupes (pas tous bien sûr) de cette époque semble perdre leur originalité et se mêlent dans la foule, perdent leur identité.
Ainsi en se quittant et en risquant d’être oubliés et ensevelis, ils ont maintenu leur identité. Ils sont restés fidèles à eux-mêmes et cette vidéo prouvent que tout leur art est bien leur identité. Gerard Way a toujours dit que l’art était l’arme à chacun, l’arme contre les codes et normes que nous posent la société – c’était le thème tout entier de Danger Days. Il a souvent proclamé que l’art à sauvé sa vie, et que le but même du groupe était de sauver la vie des autres. Même leur rupture n’était pas vu comme une fin à tout cet espoir : a cet événement ils ont crié du haut des toits à tous « May Death never stop you » – que la mort ne vous arrête jamais. Ils voulaient que tous continuent à vivre sans peurs ni regrets.
Ce groupe et son art sera donc toujours là pour nous, peu importe la situation, le contexte, et restera à jamais fidèle à leur identité et leur but. Ils prendront des risques et des échecs au long de leur chemin, passeront par de mauvaises portes : mais finiront toujours par retrouver ceux pour qui ils existent : nous. Ils ne partiront pas tant qu’ils n’ont pas sauvé tout le monde.

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