Abattoir Sobeval

L214 (une association de défense des animaux) a diffusé le 20 février une vidéo, tournée en novembre et décembre dans l’abattoir Sobeval un abattoir de veaux de Boulazac en Dordogne. Cette vidéo montre selon elle des «infractions multiples». Les images, qui pointaient du doigt des saignées réalisées sans étourdissement, avec la tête des veaux pas totalement immobilisée, donc des «tirsmal ajustés», des animaux blessés mais conscients, et des «contrôles de l’inconscience et de l’insensibilité des veaux quasi inexistants», avaient conduit à la suspension de l’abattoir. Cette vidéo a été utile a l’association par L214 pour porter une plainte déposée en février, suite a celle ci, une enquête pour maltraitance animale a été ordonnée par le procureur de la République de Périgueux.
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Après avoir dénoncé un montage de la part de l’association, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a annoncé vendredi 28 février au micro deRTL« non pas la fermeture mais la suspension de cet abattoir, afin que toute la lumière soit faite pour que les gestionnaires de l’abattoir puissent proposer des mesures correctives le plus vite possible ». Et que « Dès que des mesures correctives seront proposées, cet abattoir pourra reprendre son fonctionnement ». 
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Selon lui, ce sont des «dysfonctionnements» et des «problèmes de formation» des salariés qui justifient les violences que subissent les veaux.
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La préfecture avait conditionné la reprise d’activité de l’abattoir à la«révision»des procédures d’abattage, à la formation des personnels«au respect de ces nouveaux modes opératoires»et à la«fiabilisation du niveau de surveillance interne».
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Cette reprise a scandalisé L214, qui estimait qu’en trois jours, il est impossible d’avoir résolu les défauts de structure et de formation du personnel. La veille, du fumier avait été déposé devant la préfecture de Périgueux, par une centaine d’éleveurs, en soutien de la Sobeval.
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La reprise complète d’activité de Sobeval reste conditionnée à un nouveau test, mi-mars, qui devra vérifier si un certain nombre de paramètres sont respectés pour l’abattage rituel (casher et halal). La direction de l’abattoir qui emploie 450 salariés et abat environ 3400 veaux par semaine, n’a pas souhaité s’exprimer.

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