Date :16 October, 2019

Tout à une fin..

Ainsi que voilà finalement donc en définitive pour solde de tout donc -compte un dernier fin donc de l’histoire : nous mettons un terme à cette année. Nous mettons un terme à cette année avec ce dernier numéro, notre numéro 6.

Quelle belle aventure c’eût-été avant d’arriver à ce point. Et que de plaisants compagnons ! Un grand, très grand merci à Jordan qui nous a accompagnés tout au long de cette année pour que l’on produise ce journal que nous avons été si fiers de reprendre. Merci de nous avoir guidés, épaulés puis de s’être effacé pour nous laisser autonomes, pour nous laisser apprendre et mettre en pratique. Merci d’être revenu quand nous avions besoin d’aide, de conseils et d’informations.

Un dernier merci pour avoir été présent en dehors de nos rudes horaires de bureaux pour nous secourir dans nos périls d’adolescents.

Prenons par exemple l’orientation : c’est un vrai casse-tête que de choisir ce qui nous conviendrait le mieux à l’avenir ou à l’instant. Nous tentons alors de prendre des décisions, dans un éclair de lucidité qui nous ouvre les yeux puis l’esprit et qui peut faire naître en nous l’esquisse d’un projet. Qui sommes-nous à 17 ans pour établir un projet infaillible ou pour n’avoir jamais fait d’erreurs ? Est-il déjà trop tard pour décider autrement de ce que nous avons réaliser jusqu’ici ? Avons-nous déjà 17 années de retard sur notre futur ?

Les étudiants sentent à ce jour cette menace qu’est la sélection en université. Demander une deuxième chance est devenu déraisonnable, c’est pourquoi nous manifestons notre incompréhension et désapprobation face à cette vaste pagaille que sont les réformes universitaires. Parce qu’avoir une deuxième chance, à 17 ans, c’est essentiel. C’est primordial, fondamental, capital, élémentaire : c’est un principe et un espoir, une garantie et une trêve… C’est une carrière, c’est un avenir ! Les étudiants devraient avoir autant de chance les uns que les autres d’être admis en écoles supérieures car c’est un autre monde dans lequel ils entrent. L’université façonne un profil de l’élève différent de celui du lycée ; elle s’essaie à bâtir celui d’un élève qui s’accroche et qui se gère. Un élève qui entre dans un nouvel âge. Les projets de « sélection » qui font débats aujourd’hui admettrait la création d’une élite et annulerait la possibilité de se redresser et de s’affirmer en tant qu’apprenti adulte responsable. Il faut laisser à tous la chance de grandir…

Cela a été source de maintes discussions puisqu’il est indéniable que le hasard des entrées en universités peut être injuste, mais le hasard peut faire bien les choses, sans doute mieux qu’une sélection programmée.

Très bonne lecture à vous tous, bon courage aux bacheliers et bonnes vacances à tous.

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